Histoire du Groupe 

 

LISI a été créé en 2002. C’est le résultat de diverses entités réparties dans le monde. Nous ne parlerons que de celles de France.

1°) G.F.D.

2°) BLANC AERO.

 

Nous allons retracer un peu l’histoire des fusions et alliances pour en arriver à aujourd’hui.

1°) Entités G.F.D.

LISI, un concentré d’histoires d’entreprises franc-comtoises

L’histoire de LISI, est liée depuis le début à la famille Kohler qui créa en 1899 avec la famille Dubail la 1° entreprise de l’histoire de LISI. Ils vont s’unir dans les années 60 avec deux grandes dynasties familiales de la région, Japy et Viellard-Migeon et Cie, pour former un groupe aujourd’hui leader européen dans les systèmes de fixation pour l’automobile et l’aéronautique. C’est aujourd’hui plus de 8000 personnes dans le monde et près de 200 ans d’histoire. Des quatre protagonistes c’est Japy qui fut le premier à se lancer.

COMMENCONS PAR L’AIEUL : FREDERIC JAPY.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est à BEAUCOURT, petit village comptant tout au plus 200 habitants, paysans pour la plupart avec quelques artisans, que naquit Frédéric JAPY (1749-1812) fils de maréchal ferrant travaillant avec son père. Il s’intéresse très vite à la mécanique et décide de partir  en apprentissage en Suisse, d’où il en a ramené un brevet de machines-outils très ingénieuses (emporte-pièces à piston, machines à fendre les têtes de vis…), qui vont lui permettre de produire en série. Résultat : il décide, en 1777, de créer une manufacture d’horloge et  en quelques années, Japy domine le marché français – mais aussi suisse – des ébauches de montres. Ses enfants – qui créent Japy-Frères – continuent dans la même veine (machines-outils, production en série) mais diversifient les fabrications en procédant à des transferts de technologie : de la micro visserie pour montre, ils passent à la grosse visserie ; des petits boitiers de montres, à l’emboutissage des casseroles… Très rapidement, l’entreprise tisse un réseau commercial qui s’étend dans le monde entier.

 

  • L’ASSOCIATION AVEC LA SOCIETE MIGEON ET DOMINE.

 

C’est en 1807 que Japy se rapproche pour la première fois de la société Migeon & Domine (qui deviendra plus tard Viellard-Migeon et Cie), manufacture spécialisée dans le travail du métal depuis 1796. Le blocus continental mis en place par Napoléon un an plus tôt empêche la vis anglaise – seule vis de qualité ! – d’arriver en France. Japy profite de l’occasion pour se lancer dans la fabrication de ces produits et, afin d’obtenir de la matière première, se tourne vers Migeon qui lui vend le brevet d’une machine à étirer le fil qu’il a mise au point, il s’engage en retour à se fournir exclusivement auprès de lui. Une sorte d’intégration verticale de l’activité avant l’heure ! L’accord est cependant rompu dans les années 1820. Dès 1822, Japy se fournit ailleurs tandis que Migeon & Domine se lance à son tour dans la visserie, devenant de facto un concurrent direct de son ancien client.

 

  • LE COMPTOIR DES QUINCAILLERIES RÉUNIES DE L’EST

 

La lutte acharnée entre les deux entreprises s’estompe au milieu du siècle afin de mettre un terme aux fâcheuses conséquences de la concurrence. En 1866, Japy-Frères et Viellard-Migeon et Cie  (VMC) s’associent avec quatre autres sociétés industrielles de la région (dont l’allemand Karcher, installé en Moselle), pour fonder le Comptoir des Quincailleries Réunies de l’Est. Gestion centralisée des stocks, des commandes et des expéditions, emploi de voyageurs communs, tout est mis en place pour faire de cette association un puissant outil commercial.

Les associés – dominés par les deux « gros », Japy et VMC – se répartissent les commandes par spécialités. C’est un succès. Au début du XXe siècle, les produits du Comptoir sont présents dans le monde entier, au Mexique, en Extrême-Orient, en Afrique australe….. Les tensions deviennent cependant fréquentes à partir des années 20 et le Comptoir est  dissout en 1936, après 70 ans d’association.

 

Après cette dissolution, les destinées des deux entreprises divergent. Parallèlement à la visserie, VMC se lance dans une activité connexe, mais directement dérivée du fil d’acier : la fabrication d’hameçons qui le verront devenir leadeur mondial après plusieurs péripéties dans les années 2000.

Les destinées de Japy ne sont pas aussi heureuses. En effet le groupe commence à décliner après la Première Guerre mondiale, avant de péricliter dans les années 30. Et notamment l’usine de l’Isle-sur-le-Doubs, spécialisée dans la visserie et la boulonnerie « standard ». C’est là qu’entre en scène le troisième acteur de l’histoire : la famille Kohler, qui dirige la Société Industrielle de Delle (SID).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • LA SID ENTRE EN SCÈNE

 

C’est en 1899 qu’a été fondée la Société Industrielle de Delle. Jules Dubail, son fondateur, s’allie avec son gendre, Joseph Kohler. La production de fourneaux à gaz ne dure pas bien longtemps et dès les années 10, l’entreprise s’essaie à d’autres produits dont les épingles de sûreté et les tendeurs d’avion pour la Défense Nationale durant la Première Guerre mondiale. En 1920, elle se lance finalement dans la vis standard forgée (et non décolletée, comme cela se faisait alors), une production qui va faire son succès.

 

Après la mort de Jules Dubail en 1940, c’est René Kohler, son petit-fils, qui prend sa succession, rejoint par son fils Jean dans les années 1950. Assistant au démantèlement de Japy, les deux hommes décident d’agir. Ils s’aperçoivent cependant qu’ils ne peuvent racheter seuls l’usine de l’Isle-sur-le Doubs. Ils font alors entrer dans le capital, à titre d’actionnaires minoritaires, d’autres industriels de la région : Georges Bohly, jeune dirigeant de Bohly Frères, entreprise spécialisée dans la production de boulons décolletés et les culots de bougies, et VMC, dont la branche visserie-boulonnerie bat un peu de l’aile. Mettant leurs forces en commun, tous trois prennent le contrôle de Japy, avec pour objectif «de soutenir plus efficacement nos intérêts par des spécialisations de fabrications, (…) et obtenir par groupage de meilleures conditions d’achat de matières premières». Un discours qui n’est pas sans rappeler celui inaugurant, près d’un siècle plus tôt, la fondation du Comptoir des Quincailleries…

 

  • DE LA SID À GFD

 

En 1964, Georges Bohly et Jean Kohler, les deux « jeunes » du trio, décident de pousser plus avant leur association et créent SIDEBO, fusion de SID et de Boulon-Bohly. Vu les résultats prometteurs obtenus, les partenaires étudient la possibilité d’un regroupement plus large. Les négociations vont bon train et dès 1968 est créée GFD (Générale de Forgeage et de Décolletage), par fusion de quatre sociétés : les trois associés d’origine (SIDEBO, la branche visserie de VMC, celle de Japy), ainsi qu’un nouveau venu, Martouret, qui détient à l’époque 10% du marché français de la boulonnerie forgée. Très rapidement, GFD s’affirme comme le leader français de la visserie dans le secteur de la distribution et dans le secteur de la vis pour automobile.

En 1978, GFD opère une diversification importante en acquérant Blanc-Aéro Industrie, un des plus importants fabricants français spécialisé dans les fixations aéronautiques et spatiales. Cette entreprise (notre entreprise) a un parcours assez similaire à celui de GFD puisqu’elle a racheté en quelques années plusieurs petites sociétés de visserie dans le domaine aéronautique.

 

  • LISI, LE LIEN COMME LIGNE DIRECTRICE  

 

En 2000, l’entreprise opère un glissement significatif en rachetant trois entreprises qui fabriquent non pas des vis mais des clips (en plastique ou en métal) pour l’automobile. Pour marquer ce changement, l’entreprise prend en 2002 le nom de LISI : « Link Solutions for Industry ». Link ou Lien en français correspondant bien aux éléments d’assemblage créer sur chaque site. Aujourd’hui, LISI est toujours dirigé par les familles « fondatrices » Kohler et Viellard à travers la CID – que Georges Bohly a quitté en 1993 après avoir pris sa retraite. Gilles Kohler est président du groupe, tandis qu’Emmanuel Viellard en est le vice-président. LISI compte plus de 8 000 personnes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2°) BLANC - AERO.

L’histoire de BLANC-AERO débute par la BOMAP en 1927.

Monsieur Jean VAURS (1873 –1950) inventeur du procédé de matriçage à chaud créa la société BOMAP (Boulonnerie et Matriçage de Précision) à Courbevoie en région Parisienne.

 

L’usine fabriquait de la visserie pour les industriels de l’armement et de l’automobile. En 1935 est embauché Monsieur SAVIGNAC Maurice (1892–1971) ancien employé de Banque, originaire de Najac, pour diriger la BOMAP. Messieurs Jean VAURS et SAVIGNAC se connaissaient et étaient amis de longue date. Cela explique pourquoi il devient gestionnaire et grand patron très rapidement. Celui-ci amène également quelques finances dans la société.

Avant la seconde guerre mondiale 39-45, des troubles manifestes annoncent tous les prémices d’un nouveau conflit en Europe (guerre d’Espagne, nazisme en Allemagne, fascisme en Italie etc.) aussi le ministre de l’armement encourageait les entreprises d’industries militaires à se protéger loin des pôles de conflit.Monsieur SAVIGNAC se rappelant de son Aveyron natale savait que son entreprise serait assez tranquille dans les derniers contre -forts du Massif Central. C’est donc en 1939, qu’une partie des machines est transférée à Villefranche de Rouergue, au 106 rue Lapeyrade (rue Jean Vaurs depuis 1967). La main d’œuvre n’étant guère qualifiée, une cinquantaine de personnes seront embauchées. La formation sera faite sur place et pendant la guerre c’est du personnel féminin qui sera recruté.

La BOMAP poursuit son expansion lentement, mais en 1951 elle entre sur le marché aéronautique civil en visserie, alors l’effectif monte rapidement à une centaine de personnes. Après le décès de Jean VAURS fondateur, Monsieur SAVIGNAC prend le relais aux commandes de l’entreprise.

 En 1961, l’effectif arrive à 270 personnes sur Villefranche. Les conditions de travail sont difficiles, et la colère monte dans les ateliers. (Voir encadrer petite parenthèse syndicale)

La décentralisation se poursuit de PARIS à VILLEFRANCHE. Il ne reste plus que le siège au 7 Boulevard des Capucines. De nouvelles machines modernisent les systèmes de production : matriçage à froid, rectifieuses, tours automates, fours de traitement.  

En Octobre 1968 : Monsieur SAVIGNAC vend la BOMAP à Monsieur PARTIOT propriétaire d’usines de traitement thermique dans la région Parisienne. Très vite le nouveau patron nomme son gendre responsable de l’usine de Villefranche. Et c’est en Juillet 1969 qu’arrive Monsieur Etienne BLAVET en tant que gérant de la BOMAP.En Avril 1970, la BOMAP est rachetée par un concurrent de PARIS, la Société Achille BLANC. C’est la constitution du groupe BLANC-AERO. Monsieur BLAVET reste directeur général sur Villefranche et Monsieur GEISSMAN président directeur Général. 

 

En Août 1973 une troisième société entre dans le groupe, c’est la société PAUL LEFEBVRE de Saint-Brieuc (22000 Côtes d’Armor)

En 1974, BLANC-AERO achète la SOGECAP en Mayenne - entreprise de capsules pour le cosmétique.

En 1976, BLANC-AERO achète la société Saint Chamond  GRANAT, usine de la SNIAS de la région parisienne.

Mais de fil en aiguille, de mutations en fusions, de rachats en ventes, le groupe BLANC-AERO sera repris par G.F.D. (cité en première partie) et deviendra à cette occasion G.F.I.

En 1989 : G.F.I. entre sur le second marché en bourse de Paris et devient G.F.I. Industries.

En 2002, pour mieux s’identifier à ses métiers, G.F.I. Industries devient LISI. Ses trois divisions reprennent chacune ce nom en y ajoutant son secteur d’activité principal :

LISI  AEROSPACE

LISI AUTOMOTIVE

LISI COSMETICS

En 2007 LISI achète des sociétés travaillant dans le domaine médical. Plus précisément spécialisées sur les prothèses et implants dentaires ou orthopédiques. Elles sont donc tout naturellement devenues une division supplémentaire LISI MEDICAL.

 

En 2011 LISI vend toutes les sociétés liées au cosmétique et c’est la cession de LISI COSMETICS au sein du groupe.

La branche LISI Cosmétics était spécialisée dans la conception et la fabrication de composants d’assemblage et d’emballages complexes en plastique et en métal pour le secteur des parfums et cosmétiques.

Ce groupe était réparti dans trois sites français et employait 490 salariés. Le groupe POCHET spécialiste dans ce domaine d’activités a choisi d’intégrer LISI COSMETIC au sein de sa filiale de plasturgie QUALIPAGE.

 

  •  HISTOIRE DU COMITE D’ENTREPRISE

Comme dit précédemment l’extension d’effectifs, 270 dès 1961, qui doit être formé, avec une charge de travail conséquente aggrave les conditions de travail à chaque poste. Cela crée des rancœurs et amertumes, surtout que les augmentations de salaire ne suivaient pas, en plus le personnel de certains secteurs était obligé d’effectuer des heures supplémentaires sans être payé. Il était courant que les heures de la semaine dépassaient 60h.

Autre exemple : aux presses, il y avait une prime de rendement, elle était accordée à la personne qui avait fait le plus gros rendement. Pour les autres qui suivaient de près la cadence, ils n’avaient rien.

« C’était le temps de la carotte individuelle » quelle injustice !!!!!!

Le ras le bol montait en puissance régulièrement, il ne manquait que l’incident pour que le personnel décide de réagir.

Au printemps 1962

1er fait : cinq ouvriers des rectifs montent au bureau du directeur pour réclamer une augmentation de salaire. Après un non catégorique, ils ont été tous licenciés sur le champ. Ce fut la consternation et l’émotion auprès de tout le personnel des ateliers.

2ème fait : 1 mois plus tard, tous les outilleurs professionnels demandent eux aussi une augmentation. Ce fut également un non catégorique. Ceux-ci décident immédiatement de faire grève devant tout le personnel de la production. Au bout d’1 heure de grève il leur a été accordé 10 centimes d’augmentation. Le travail reprend aussitôt. A la paie, chacun voit que ce n’est pas 10 centimes qui est accordé mais 5 centimes seulement. Là leur réaction fut rapide : ils montent à nouveau au bureau du directeur. Par une pirouette celui-ci accusa une erreur du service de comptabilité.

 

N’ayant plus confiance, tout le personnel était informé par un bouche à oreille, qu’une réunion était programmée en dehors de l’enceinte de l’entreprise. Tout le monde était convoqué à se retrouver dans une salle de l’ancienne prison, siège des syndicats locaux.

 

Pensant que bon nombre de salariés ne viendraient pas à cette assemblée, les organisateurs virent arriver l’ensemble des salariés de la production, et autres services. Il y en avait partout, sur le rebord des fenêtres, sur les tables, la salle était trop exigüe. Il  était même difficile d’écouter les doléances de chacun. Aussitôt les initiatives sont prises pour créer un syndicat au sein de l’entreprise. Dans l’instant un bureau est constitué en cours de réunion. Dès le lendemain, un courrier était expédié à l’inspection du travail pour protéger les responsables du bureau. Après avoir déposé les statuts, le nouveau bureau demanda par courrier des élections professionnelles (délégués du personnel & comité d’entreprise).

 

Bien sûr l’employeur ne tarda pas à réagir, il créa un syndicat maison par l’intermédiaire de quelques cadres, quelques chefs d’équipes, et quelques sujets faibles ou intéressés promotionnellement.

L’inspection du travail, saisi par le syndicat C.G.T. tout fraichement créé, obligea l’employeur à organiser les élections professionnelles, mais celui-ci contestait continuellement divers points d’organisation de ses élections. Il savait pertinemment que le temps jouait contre lui et qu’il serait obligé de respecter la législation du travail.

 

Les élections professionnelles délégués du personnel et comité d’entreprise eurent lieu dans la salle de conférence le :

18 SEPTEMBRE 1962

La législation avait accordé 2 catégories de collège.

            1ercollège correspond à : ouvriers – employés.

            2èmecollège correspond à : cadres-maitrises.

Le résultat fut sans appel, avec une victoire de la CGT par un score de 95% de voix. Le syndicat maison (CGSI) n’avait aucun élu dans ce collège. En 2er collège (cadre - maîtrise) la C.G.T. n’avait pas présenté de candidats.

 

La première réunion, Monsieur SAVIGNAC présidait la séance. Il affichait une insolence et un mépris remarquable envers les nouveaux élus. Loin de se laisser intimider, ceux-ci ont élu en comité d’entreprise, un bureau avec trésorier, secrétaire etc…….

Le 1er secrétaire élu fut : Mr Jacques VERNHES

Le 1°Trésorier élu fut : Mr Maurice LANDAU

Il est demandé au cours de cette réunion, des moyens pour que les élus puissent travailler convenablement (de disposer d’un local & matériel).

 

Les réunions suivantes furent des demandes liés aux conditions de travail, de complémentaire santé, de subventionner un budget annuel pour créer des œuvres sociales, d’aménager un réfectoire d’entreprise etc……

En 1963 : le secrétaire démissionne de l’entreprise et fut remplacé comme secrétaire du CE par GAMEL Jacky. Ce n’est qu’en 1963 que les premiers acquis commencent à apparaître

- Paiement de 5 jours fériés.

- 4ième semaine de congés payés

- Colonies de vacances (possibilité de continuer les colonies au château LARROQUE de Monsieur SAVIGNAC, à ONDRES dans les Landes.

- L’organisation du 1ier arbre de Noël BOMAP, avec cadeaux pour les enfants et soirée festive pour les adultes et leur famille, au théâtre de Villefranche.

- Groupements d’achats pour les fêtes de fin d’année.

- En Février 1964, mise en place d’une mutuelle OCA avec financement à 50% par l’employeur et d’une complémentaire santé La COMMUNALE, financé par le CE et le personnel (non cadre).

- En 1965, lors d’une réunion plénière du CE, Mr. SAVIGNAC donne son accord pour que soit installé des bungalows sur les terrains du château à ONDRES, malheureusement ce projet restera sans suite à cause de terrain marécageux, car c’était le lit de la rivière Adour, donc toute construction y était interdite.

- Un repas avait été proposé à tout le personnel, payé en grosse partie par le patron. Seule l’organisation incombait au comité d’entreprise. Un incident grave survenu le lendemain feras que ce sera le premier et le dernier

 

Des tas d’idées fusent pour créer des œuvres sociales, c’est ainsi que le premier voyage d’une journée est organisé dans les gorges du Tarn. Cette œuvre étant une réussite, tous les ans, au printemps, seront organisées des sorties.

Sur Villefranche, les salariés des différentes entreprises locales et administrations ont créé un championnat de corpo-foot, le soir en semaine. Bien sûr le personnel BOMAP a tout de suite adhéré, et une équipe est constituée en novembre 1970. En 1975 naîtra l’ASBA (association sportive de BLANC-AERO) suite à la création d’un club de vélos (cyclotourisme).

 

Comme nous vous l’avons dit plus haut les élus demandaient depuis longtemps un budget pour financer les O.S. A force de persévérance c’est en 1971 qu’ils l’obtiennent se référant à un pourcentage sur les salaires. Jusque- là, chaque œuvre sociale doit être chiffrée et validée par l’employeur pour son financement avant application.

C’est donc la règle des dépenses annuelles du CE , sur les salaires annuels qui est appliqué.

65 994 F  =  1,85 %

                                                                                                                             3 569 073 F

A partir du 5 septembre 1971, les élus du CE savent que dorénavant ils pourront établir un budget prévisionnel en début d’année, afin de programmer les œuvres sociales.

 

Sur les contrats de prévoyance, l’employeur finance 50% des cotisations et le restant est à charge du salarié, jusqu’à Juin 1973. Cette prévoyance assurait les indemnités journalières, l’invalidité et le décès de manière satisfaisante, mais une forte augmentation des cotisations, incita l’employeur et les élus du CE (représentant le personnel) à rechercher d’autres organismes de prévoyance. Un accord fut conclu avec le MUTEX, ce qui généra une économie de 0,26% pour l’employeur et idem pour les salariés. Comme l’économie ainsi réalisée est découverte par les élus du CE, ceux-ci demandaient que ce bénéfice revienne au comité d’entreprise.

E

xceptionnellement ce mois-là, c’était Monsieur GEISSMAN grand patron qui présidait la séance de réunion mensuelle du CE. Un peu surpris de cette demande celui-ci accepta cette revendication.

De ce fait la subvention du CE qui était 1,85% passa à 2,06%.

Monsieur BLAVET essaya, en vain, plusieurs stratagèmes pour convaincre les délégués de renoncer à cette augmentation du budget du CE. Aucun autre CE des sites du groupe n’avaient une telle subvention. A ce jour, c’est toujours 2,06% qui servent de base de calcul pour le budget œuvres sociales.

Octobre 1971. C’est l’inauguration et l’ouverture de la coopérative d’alimentation, pour les salariés et leur famille. Cette coopérative d’alimentation bien que mise en avant par le CE, avait une gestion autonome. Une employée devait s’occuper des commandes et de la clientèle. Un local était prêté par l’entreprise donnant sur la cour dans le périmètre des bâtiments. Cette œuvre sociale prendra fin en 1983.

 

A partir des années 80 la Sécurité Sociale endettée de plusieurs millions de Francs, rembourse beaucoup moins les soins et médicaments laissant une charge importante à la complémentaire santé, pour obtenir une couverture à 100%. Cette œuvre primordiale pour les salariés & leur famille était financée à hauteur de 50% des cotisations, cela arrivait à réduire le budget de celui-ci de 55%.

 

Depuis le ministre FILLION sous l’ère CHIRAC dans les années 2000, a donné aux employeurs la possibilité de conclure des accords d’entreprises pour couvrir la complémentaire santé.

BLANC-AERO Industries à partir de 2007 applique un accord d’entreprise, signé au niveau du groupe LISI. L’Employeur en finançant dorénavant 50%  des cotisations (en réalité c’est 50% du pourcentage du PMSS appliqué pour les cotisations) avait son mot à dire sur le choix d’un organisme. Au grand dam des élus de Villefranche (pas de tous) un contrat a été signé avec M.G.

 

La mutuelle locale et départementale qui couvrait les salariés de l’entreprise depuis 1964  fût donc officiellement arrêtée. C’est dommage, parce que n’importe quel problème était réglé immédiatement et les centres de soins locaux apportaient une satisfaction générale. D’ailleurs l’Amicale des anciens de BLANC-AERO est toujours sous contrat groupe avec la complémentaire santé départementale : VIA SANTE.

Beaucoup d’entre vous ne connaissaient pas l’historique de la constitution du syndicat C.G.T. BOMAP qui permit de créer dans la foulée le Comité d’entreprise

 

C’est bien à partir de là, grâce à la mobilisation du personnel, et sans aucun relâchement, que les anciens ont obtenu une grande majorité de ce dont nous bénéficions aujourd’hui. Des sacrifices il y en a eu, des heures de conflit ont été nécessaires, des négociations souvent âpres ont eu lieu pour avancer et obtenir  la dignité des travailleurs. Le personnel syndiqué à près de 90% à la CGT donnait une vraie force à leurs élus. Même si certains combats n’aboutissaient pas les salariés restaient soudés et cela représentait une grande force devant la direction

À Propos de l'histoire du Groupe LISI

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